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12 Şubat 2010 Cuma

En 2009, la France a connu la pire récession depuis 1945

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Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 2,2 % en 2009, soit la baisse la plus importante depuis l'après-guerre, après une hausse plus importante que prévu de 0,6 % au quatrième trimestre, selon les résultats publiés vendredi par l'Insee. Le chiffre de + 0,6 % pour le quatrième trimestre avait été annoncé quelques minutes plus tôt par la ministre de l'économie, Christine Lagarde, sur RMC. La contraction sur l'ensemble de 2009 est conforme à l'estimation du gouvernement (- 2,25 %), qui attend une reprise de 1,4 % en 2010.






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Edition abonnés Archive : La France détaille à Bruxelles son programme pour maîtriser les déficits Une hausse de "0,6 %, ça veut dire deux fois mieux qu'au printemps, trois fois mieux qu'à l'automne", s'est félicitée Christine Lagarde. "C'est un résultat satisfaisant (...). J'avais dit qu'on terminerait l'année sur les chapeaux de roue, il y a beaucoup de gens qui se sont moqués de moi à ce moment-là", a-t-elle poursuivi. Au quatrième trimestre, l'Insee, dans ses dernières prévisions, tablait sur une croissance de 0,4 %, et Christine Lagarde avait plusieurs fois dit espérer "un peu mieux" que 0,3 %.



L'Allemagne a annoncé au même moment une croissance inchangée au quatrième trimestre, en deçà du consensus qui était de + 0,2 %. Le chiffre pour l'ensemble de la zone euro sera annoncé à 11 heures. Selon les données préliminaires de l'Insee, les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,9 % en octobre-décembre alors que leurs investissements, essentiellement en logement, ont baissé de 2,7 %.

Les dépenses des administrations publiques ont progressé de 0,7 %, reflétant l'impact du plan de relance. Les investissements des entreprises non financières ont baissé de 0,8 % pour un recul de 7,7 % sur l'ensemble de l'année.

25 Ocak 2010 Pazartesi

Nicolas Sarkozy défend sa politique sur TF1

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Nicolas Sarkozy était l'invité, lundi 25 janvier, du journal de 20 heures de TF1 où il a été brièvement interviewé par la journaliste Laurence Ferrari. Il a ensuite répondu aux questions d'un panel de onze Français dans une émission animée par Jean-Pierre Pernaut. Au cours de cette soirée, plusieurs thématiques ont été abordées.
Chômage. Le président a annoncé un reflux du chômage "dès cette année". Selon lui, la France a "résisté plutôt mieux que les autres, puisque le chômage a doublé aux Etats-Unis, doublé en Espagne, augmenté de 60 % au Royaume-Uni. Un seul pays a fait mieux que nous en la matière, c'est l'Allemagne", a-t-il souligné. "Nous, on a quand même pris 450 000 chômeurs en plus" mais "c'est en train de se retourner", a-t-il affirmé.
Retraites. "Les décisions que nous aurons à prendre concerneront tout le monde", salariés du privé et agents publics, a affirmé Nicolas Sarkozy. Après avoir rappelé que la réforme de 1993 n'avait concerné que le secteur privé, celle de 2003, les fonctionnaires et celle de 2007, les bénéficiaires des régimes spéciaux, il a confirmé que, "avant la fin de l'année, nous aurons pris les décisions qu'il faut". Le chef de l'Etat a promis de ne pas revenir sur le régime par répartition et de ne pas réduire les pensions mais il a, en revanche, dit travailler sur la perspective d'un allongement de la durée de cotisation et sur la question de la pénibilité du travail. Il a souhaité "qu'il y ait le consensus le plus large possible", et estimé que c'était son "devoir" de discuter avec la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui a évoqué un départ à la retraite à "61, 62 ans".

Renault. Le président a affirmé que les Clio 4 destinées à être vendues en France seraient produites dans l'usine de Flins (Yvelines) et que ce modèle ne serait donc pas fariqué entièrement en Turquie. "La stratégie de Renault ces dix dernières années, je ne l'accepte pas", a-t-il déclaré. Interpellé sur une éventuelle interdiction des délocalisations, le chef de l'Etat a répondu que "ce n'est pas une question d'interdire". "Si on veut vendre des voitures à la Chine, naturellement il faudra construire des voitures en Chine", a-t-il poursuivi, "mais je n'accepte pas que des voitures qui sont vendues en France soient construites à l'étranger".
Henri Proglio ne pourra cumuler ses fonctions de président non exécutif de Veolia avec son poste de PDG d'EDF que pendant "quelques mois", afin d'assurer une transition. "Quand la transition sera achevée il se dévouera à 100 % à ses fonctions à EDF", a-t-il déclaré. Il a cependant défendu les salaires élevés des grands patrons à la condition qu'ils assument leurs erreurs : "Je préfère un bon patron bien payé qu'un mauvais mal payé [...]. Ce qui me choque, c'est le gros salaire qui ne correspond pas à une grosse responsabilité, c'est ceux qui sont contents quand tout va bien de ramasser l'argent et, quand ça va mal, il n'y a plus personne pour les malus", a-t-il ajouté.

Fonction publique. Nicolas Sarkozy s'est déclaré "prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels" dans la fonction publique, dont il juge la situation "profondément anormale". "L'Etat ne peut pas dire aux entreprises : faites des CDI, contrats à durée indéterminée, plutôt que des CDD, contrats à durée déterminée, et proposer des contractuels", a-t-il affirmé. Il s'est également déclaré très favorable à "la diversification des voies d'accès à la fonction publique", qui se fait aujourd'hui sur concours.
Clandestins débarqués en Corse. "Je le dis très simplement, nous soignons ces personnes, nous les nourrissons, nous les réconfortons, (...) et nous les raccompagnerons chez eux", a affirmé le chef de l'Etat. "Parce que si nous ne faisons pas ça, alors les esclavagistes du monde entier et les réseaux criminels du monde entier tireront la conclusion qu'on peut faire débarquer n'importe comment des pauvres gens sur les plages de France. Le message est très clair", a-t-il expliqué.
Afghanistan. Le chef de l'Etat et des armées exclut d'envoyer "de nouveaux soldats combattants". A trois jours de la conférence de Londres sur l'Afghanistan, il a cependant déclaré que "si on a besoin de davantage de gens pour former (l'armée afghane), encadrer la police, réaliser des travaux de génie civil, aider la population ou à l'afghanistation, pourquoi pas". Interrogé sur les journalistes français otages en Afghanistan, il a affirmé qu'ils "sont en vie, en bonne santé, mais la situation est extrêmement difficile et extrêmement périlleuse". Il "sera temps une fois qu'on les aura fait revenir dans leurs familles de voir ce qui s'est passé, et pourquoi ils se sont conduits comme cela", a poursuivi le président de la République.
Taxe carbone. Le président a répété qu'il se battrait pour l'instauration d'une taxe carbone "aux frontières de l'Europe", une question qui est loin de faire l'unanimité parmi les 27. "On ne va pas imposer à nos industriels une taxe carbone et importer en France des produits fabriqués dans des pays où ils ne font rien pour protéger l'environnement", a-t-il expliqué.